Jack Goody

JACK
GOODY
LA CULTURE
DES FLEURS

Du rejet puritain des fleurs dans le christianisme ancien, dans l’islam ou dans la Chine de Mao à leur symbolisme
érotique qui traverse l’histoire des sociétés humaines, Jack Goody invite le lecteur à le suivre dans ses promenades, de la plus haute Antiquité à nos jours.
S’interrogeant sur le rôle effacé des fleurs en Afrique, décrivant l’invention des « paradis » et des jardins antiques, Goody observe le déclin de la culture des fleurs aux
premiers siècles de l’ère chrétienne, puis le retour de la rose dans l’Europe médiévale et l’expansion des marchés après la Renaissance.
Né de la curiosité encyclopédique de l’auteur, ce livre, qui s’attache à déceler les innombrables significations
attribuées aux fleurs, s’intéresse aux usages théologiques et profanes des fleurs autant qu’à leur valeur marchande. Jack Goody insiste aussi sur les relations qui existent partout entre l’écologie, l’idéologie, les usages esthétiques et symboliques des fleurs : rituels ou domestiques, funéraires ou amoureux, les bouquets s’inscrivent à la fois dans une archéologie de l’horticulture et dans une histoire de la consommation des biens de luxe.
Pratique liée à une esthétique de la vie quotidienne qui a suscité différents types de « langage des fleurs » à travers les siècles en Orient et en Occident, La Culture des fleurs appartient également à l’histoire économique, politique et religieuse de l’humanité.

Traduit de l’anglais par Pierre-Antoine Fabre.
1994, 640 pages
JACK GOODY
L’ORIENT EN OCCIDENT

L’Occident a longtemps perçu l’Orient comme un monde « statique » et « rétrograde », un univers aux institutions archaïques, incapable de modernité. Telles furent les conceptions de Marx, de Weber, à l’âge d’or du capitalisme. Ces idées furent propagées par les apôtres du « miracle européen » ou de « la singularité occidentale ».
Dans ce livre, Jack Goody bouleverse les idées reçues.
Il lance un défi à cette vision des choses qui soutient le postulat d’une « rationalité occidentale » propre à faire croire que « nous » serions les seuls à pouvoir accéder aux transformations de l’ère contemporaine.
Le grand anthropologue de Cambridge revient ainsi par exemple sur l’idée d’une comptabilité « rationnelle » – dont bien des spécialistes de l’histoire sociale et économique font une composante spécifique du capitalisme – pour montrer que peu de chose sépare l’histoire de l’Orient et celle de l’Occident sous le rapport de l’activité marchande. D’autres facteurs d’évaluation, imaginés comme inhibant le développement de l’Orient, tels le rôle de la famille ou les formes du travail, sont ramenés par l’auteur à une plus juste proportion.
Dans son livre, Jack Goody montre combien l’européocentrisme échoue dans ses analyses de l’Orient tout en occultant l’histoire de l’Occident.
à l’heure où les experts paraissent de plus en plus désorientés par ce qu’ils appellent « la mondialisation », L’Orient en Occident amorce un tournant fondamental modifiant notre vision globale de l’histoire des sociétés occidentales et orientales.

Traduit de l’anglais par Pierre-Antoine Fabre.
1999, 400 pages

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