Lydia Flem La Voix des amants

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La Voix des amants

Absolument charnelle, entièrement psychique, telle est la voix, toujours à la limite du corps et de l’esprit, de l’intime et du social, du soi et du monde.
A travers les portraits de personnages d’opéra qui me hantent, j’ai voulu m’approcher des mystérieux enchantements de la voix humaine, de sa puissance primordiale, des sentiments d’amour qu’elle porte jusqu’à l’incandescence.
Me voici à présent déroulant sans pudeur le catalogue de mes voluptés lyriques, prenant les lecteurs à témoin.
L’histoire qui commence est notre histoire, notre opéra intérieur.

L.F.

2002, 160 pages.

Une réflexion au sujet de « Lydia Flem La Voix des amants »

  • 18 juin 2008 à 12 12 23 06236
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    J’ai écouté avec beaucoup de plaisir l’émission de Musique 3 hier soir à la RTBF (17 juin 2008 20H: Musique et autres muses) . Bien sûr, la voix est charnelle, sensuelle, puissance et séduction, dans ses tonalités les plus douces, les plus intimes, jusque dans ses explosions les plus jubilatoires !

    Vous évoquez les premiers temps bienheureux de la vie, celui du petit enfant. Moi, l’Opéra fait sourdre en moi d’autres courants de vie, d’autres pulsations bien plus incandescentes ! Guerrières, comme chez les Walkyries de Wagner (la scène des hélicoptères dans Apocalypse Now), ou encore délurés, coquines, comme dans Don Giovanni.

    Enceinte, vous écoutiez l’air de « Madamine, il cataloguo è questo » chanté par Leporello fait l’inventaire des conquêtes de son maître, Don Giovanni. L’air, il est vrai se prête bien à la cinétique d’un gros ventre en déambulation, et je me souviens d’avoir plus d’une fois fait virevolter le mien sur le même aria avec délectation, égrenant avec une jubilation dénuée de tout scrupule « ma in Ispagna, son già mille e tre …mille e tre ! ». 🙂

    Mais mon air préféré restait celui de « Finch’al dal vino ». La journée, j’épuisais mes collaborateurs par ma suractivité permanente (1), la nuit, je faisais des rêves torrides, où je me valsais et virevoltais, en longue jupe plissée, un béret sur la tête et une coupe de vin à la main, au milieu d’hommes nus immobiles.
    D’une chiquenaude sur la fesse, j’en faisais virevolter un, qui s’animait aussitôt pour décrire de jolies arabesques, posais mes lèvres chargées de vin sur celles d’un second, passais ma main au passage dans l’entre-jambe d’un troisième… Avec une mâle assurance, je prenais possession de l’un, et puis de l’autre, et puis de l’autre encore ! Le matin, je me réveillais trempée de sueur ! 🙂

    (1) j’étais déjà fort active en temps normal, mais la grossesse me donnait des ailes: je poussais avec allant mon gros ventre devant moi comme un char d’assaut, convaincue que je pouvais vaincre tous les obstacles et que rien ne saurait me résister !

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