Emmanuel Terray

EMMANUEL
TERRAY
LA POLITIQUE
DANS LA CAVERNE

Au principe de ce livre, une conviction : les penseurs de la Grèce antique – et pas seulement Socrate, Platon et Aristote, mais aussi leurs interlocuteurs et leurs adversaires – ont encore quelque chose de fondamental à nous dire sur deux ou trois des problèmes majeurs de notre temps.
Pour explorer les débats où s’est formée la conscience politique occidentale, Emmanuel Terray convie les sophistes et les médecins de l’école hippocratique, il interroge l’histoire de Thucydide et le théâtre d’Euripide.
De chapitre en chapitre sont ainsi restituées les lignes de force d’une réflexion politique originale, dont les questions sont aussi les nôtres : quels sont les risques d’une démocratie qui reconnaîtrait sans réserve la souveraineté de
l’individu ? Peut-on assurer la cohésion et le salut de la cité sans invoquer une loi transcendante, celle de Dieu ou de la nature ? L’égalité est-elle une condition nécessaire à l’exercice des libertés civiles et politiques ?

1990, 450 pages

EMMANUEL
TERRAY
UNE PASSION
ALLEMANDE
LUTHER, KANT,
SCHILLER, HÖLDERLIN, KLEIST

Après deux siècles d’affadissement, l’Absolu retrouve avec Luther son incandescence et sa vigueur sauvages. Puis Kant entreprend de dresser entre l’homme et l’Absolu une barrière protectrice, mais elle s’avère bientôt précaire et poreuse. Schiller fait de la réconciliation l’attribut majeur de l’Absolu, et installe celui-ci dans le passé et dans l’avenir ; nous pouvons donc nous en approcher par la mémoire et par l’espoir, mais cela ne suffit pas à sauver notre présent. Bravant les interdits de Kant, Hölderlin s’élance comme un nouvel Icare au-devant de l’Absolu, et retombe foudroyé. Kleist au contraire respecte scrupuleusement la frontière tracée par Kant, mais il découvre qu’à l’intérieur de la contrée ainsi délimitée la vie est impossible, et il en tire les conséquences.
La morale de ces histoires est à la fois banale et désespérée : nous ne pouvons pas vivre avec l’Absolu, et nous ne pouvons pas vivre sans lui. Refuser le divertissement, s’établir dans cette contradiction et en accepter les effets, telle est alors la voie que nous enseigne, pour le meilleur et pour le pire, cette « passion allemande ».

1994, 450 pages

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