L’art du bonheur de Christophe André

images.1192984774.jpegimages.1192984774.jpeg

Qu’est-ce qui réunit « Le Géographe » de Vermeer et « Les Trois âges de la femme », de Klimt, Courbet et Rembrandt, Monet, Malevitch, Delacroix et Véronèse? Vingt-cinq tableaux, vingt-cinq méditations sur l’éventail des émotions humaines, c’est ce que propose Christophe André dans un livre illustré publié aux éditions L’Iconoclaste. Dans la production « psy » courante, c’est un livre à part, un livre que l’on pose sur son chevet pour le lire, le regarder selon ses humeurs, ses besoins, le refermer, l’ouvrir à nouveau quelques jours ou nuits plus tard. Il nous invite à contempler des oeuvres d’art (tour à tour en entier ou à travers certains détails éclairants ) avec les commentaires qu’elles inspirent à l’auteur (qui se définit comme un psychiatre, spécialiste de la psychologie des émotions) mais surtout à y trouver un support à ses propres réflexions. Sept moments scandent ce parcours modeste malgré le sous-titre ambitieux ( 25 leçons pour être heureux) : prélude, matin, midi, soir, nuit, aube, envol.

Le bonheur ne va pas de soi, il s’apprend. C’est un exercice quotidien.

2 réflexions au sujet de « L’art du bonheur de Christophe André »

  • 22 octobre 2007 à 17 05 59 105910
    Permalink

    Merci à l’auteur de ce blog
    -Serait il possible de te demander de m’expliquez plus longuement ce qui est pour toi les sept moments que tu relèves .
    ————-
    Cet ouvrage provoque une multitude de questions j’en prends une au hasard LE BONHEUR EST DANS LE LIEN  » l’auteur l’attache au portrait de Véronèse c’est un lien fillial autant que paternel. Dans ce cas précis j ‘ai envie de m’arrêter au terme » lien « ( mais il y en a aussi tant d’autres ) par exemple de développer tous les aspects des différents types de lien qui apporterai UN Bonheur
    Est ce que l’on pourrait faire évoluer un dialogue sur ce sujet?
    autre question: .
    « Le bonheur ne va pas de soi, il s’apprend. C’est un exercice quotidien. »
    écrits tu. je me pose une question « Tous les êtres humains sont -ils aptes à apréhender le BONHEUR ?  » .

    Répondre
  • 22 octobre 2007 à 19 07 20 102010
    Permalink

    Bonsoir Mag,
    Les sept moments que je nomme correspondent à sept chapitres du livre. C.André évoque les trajets du bonheur en supposant qu’il naît, se développe, s’éteint parfois jusqu’à disparaître mais qu’il peut aussi, ensuite renaître. Après la Nuit, vient l’Aube, dit-il, et il nomme ce temps « Le retour du bonheur » ou « le bonheur retrouvé ». Il illustre ce moment avec un Bonnard (L’amandier en fleur), un Courbet (Le bord de mer à Palavas), un Rembrandt, un Chardin et un Spilliaert. J’aime beaucoup son idée que le bonheur connaît des cheminements divers et que s’il tremble, s’il paraît même s’évanouir, il nous est possible de le faire renaître. De s’émerveiller de l’existence encore. Ce n’est pas facile, c’est pourquoi je parle d’exercice, les Grecs disent « ascèse », c’est-à-dire qu’il faut faire des efforts pour accueillir en soi la possibilité d’aimer la vie. Montaigne dit qu’on peut être savant du savoir des autres mais seulement sage de notre propre sagesse. Nous ne pouvons trouver le chemin du bonheur qu’en nous-même, mais l’amitié nous y aide. L’amitié est un beau sentiment. L’amour pour durer, je crois, doit être fait aussi d’amitié, pas seulement de désir. Parmi tous les liens qui nous unissent aux autres – et à nous-même – il y a le beau sentiment que les Anciens Grecs appelaient PHILIA, l’amour qui donne plus qu’l ne demande.
    Oui, tous les humains peuvent marcher vers le bonheur, mais ce n’est pas facile, cela n’est pas donné, c’est un travail, c’est une action à reprendre cheque jour, chaque instant. Cent fois sur le métier remettre l’ouvrage disait Boileau, Durcharbeiten, écrivait mon ami Freud.

    Répondre

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :