DVD : GILDA de King Vidor

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Une femme entre deux hommes, un patron de casino et le petit gangster qu’il sauve de la mort. Gilda, malgré le titre du film, n’est pas le personnage principal. Elle n’apparaît d’ailleurs pas avant les vingt premières minutes. Mais qui est cette femme sublime? Une femme dite fatale qui allume le désir des hommes parce que tel est le rôle que ceux-ci lui assignent alors qu’elle-même, comme une petite fille, rêve toujours du grand amour, impossible, à jamais déçu? Merveilleuse Rita Hayworth, jamais vulgaire, presque transparente sous le fard de la star, (la fameuse scène où elle chante « Put the Blame on Mame » en faisant glisser ses longs gants noirs) qui nourrit de la haine pour l’homme qui n’a pas su la garder, une haine qui est seulement l’envers de l’amour. Charles Vidor, comme les réalisateurs de westerns, nous fait rêver à des liens possibles entre homme et femme, mais en montre en même temps la quasi-impossibilité.

Un très beau moment de cinéma qui laisse pourtant une certaine amertume, celle qui faisait peut-être dire à Rita Hayworth, « les hommes s’endorment avec Gilda et se réveillent, déçus, avec moi. »

Mieux vaut disait Spinoza aller vers la réalité que vers le fantasme….

Et pourtant, comment vivre sans cinéma?

 

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