Table d’écriture du 6 novembre : Freud et Rodin : collectionneurs

img_4388.1194361763.JPGPeu de gens le savent mais presque simultanément le sculpteur français, Auguste Rodin (1840-1917) et l’inventeur de la psychanalyse viennois, Sigmund Freud (1856-1939), dans les années 1890 commencent l’un et l’autre une collection archéologique d’antiquités grecque, romaine, égyptienne, etc. Tous deux sont des créateurs qui en s’entourant d’antiques s’en servent comme d’une métaphore de leur propre travail, de leur propre recherche : imposer un style révolutionnaire en s’inscrivant dans une lignée prestigieuse; le passé glorieux au service de l’avenir le plus radical. Rodin rassemble plus de 6000 objets parfois de très grande taille alors que Freud termine sa vie avec environ 3000 pièces de modeste dimension.Les fragments du passé leur donnent une légitimité, ils s’approprient l’Antique pour en faire naître une nouvelle conception du monde. « L’Antique est ma jeunesse », dit Rodin; elle m’offre dans la vie des « consolations insurpassées », reconnaît Freud.

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