Gracq, Benveniste, édition japonaise, New York New York

img_4888.1198699844.JPG

Les mots pour désigner la parenté décrivent la filiation à travers les générations (grand-père/grand-mère ; père/mère ; fils/fille) ou au sein de la même génération (frère/sœur ) ; ils désignent aussi la parenté résultant du mariage (mari/femme). Le français se sert de beau pour parler de la parenté par alliance : beau-père, belle-mère, belle-sœur, beau-frère, beau-fils, belle-fille. Beau veut dire ici gentil. Nommer le père de son mari « beau-père » est une manière courtoise de l’assimiler à son propre père. L’anglais est plus légaliste qui précise father-in-law , père par la loi. Traditionnellement, des frères et sœurs nés de la même mère et du même père sont frères et sœurs « germains ». C’est là un emprunt au latin, germanus, « naturel », qui vient de germen, inis, au sens de progéniture, qui est du même sang, du même « germe ». Pour exprimer juridiquement la notion de demi-frère ou demie-sœur par le père, on dit frère (ou sœur) « consanguin », quand c’est un demi-frère ou une demie-sœur par la mère, on dit frère ou sœur « utérin ».

Voir Emile Benveniste, « Le Vocabulaire des institutions indo-européennes », éd. de Minuit, 1969.

Une réflexion au sujet de « Gracq, Benveniste, édition japonaise, New York New York »

  • 28 décembre 2007 à 15 03 35 123512
    Permalink

    Malgré le respect que je dois à Benveniste je trouve le terme
    « consanguin »,assez dur. Toi qui a tellement d’imagination et de logique ne pourrais-tu en inventer un plus doux, plus soyeux toi qui parles si justement et avec tant d’amour de tes deux enfants « demi-frère ou demie-sœur « ?
    En vérité c’est à la mesure de la profondeur des sentiments que devrait se créer le vocabulaire
    Evidemment ce n’est pas très juridique !, mais la réalité des émoions que provoquent les sentiments ne doit pas être du domaine juridique elle est du domaine de la vie .

    Répondre

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :