Témoigner de la rue Férou

Témoignages de lecteurs et lectrices de Paris Fantasme (Seuil, 2021)

Photographie prise en haut de la rue Férou le 5 avril 2021 par Jean-Luc Monterosso

2 RUE FEROU

6 RUE FEROU

« Votre livre me touche, bien sur, profondément. De la troisième génération du Groupe de théâtre antique de la Sorbonne (président en 1961,metteur en scène d’Agamemnon et du Pauvre Jouan, longtemps le messager des Perse,pour Maurice Jacquemont Teucros d’Ajax pour jacques Lacarrière etc, etc. etc.)J’ai vécu un temps la Maison des lettres et suivi Barthes, Gillibert, Lacarrière et tant d’autres. Les Frontisi qui ont du vous en raconter une bonne part.J’ai connu les folies du 6 rue Férou ( Opéra créé à 16h,répété à 17h ,interprété à 20h dans le jardin) avec toute la bande de St Germain que vous mentionnez dans votre livre. 
Nous descendions la rue Férou comme les compagnons d’Ulysse descendaient vers la mer…
Merci. »
Philippe Lagard (29 mars 2021)

Olivier Burgelin, sociologue, disciple de Barthes, a été plusieurs années le jeune directeur de la maison des étudiants, « La Maison des Lettres », il y avait notamment invité Roland Barthes en 1957. Il quitta la direction de ce lieu d’effervescence intellectuelle en 1962 pour rejoindre « Communication », à la demande de Edgar Morin.

L’architecte Paul Chemetov se souvient avoir vécu, étudiant, dans la Maison des Lettres.

« Chemin faisant je me suis rappelé que j’avais soupé chez les Schlumberger après une générale de Bob Wilson. À table Aragon avait perdu son dentier et Banier et Renaud Camus, s’étant emparé des chandeliers, s’étaient jetés à terre pour le retrouver. »

Georges Kiejman (28 février 2021)



9 RUE FEROU

« Je suis particulièrement touchée par votre livre Paris fantasme, sur la rue Férou.
Il se trouve que mon arrière-grand-mère (veuve) et sa fille (ma grand’mère) ont vécu un temps au 9 de la rue, vivant de travaux d’aiguilles à domicile, vers 1917. Il s’agit de Marie Darnet, veuve Voelcker et de sa fille Thérèse.
Thérèse a rencontré son futur mari à la poste du quartier en venant chercher chaque jour le courrier.
Lui, c’est André-Frédéric Stalhand, fils d’un suédois, négociant en bois, installé 30 rue de Condé.
Ils se sont mariés à la mairie du 6ème, le 19 Août 1919.
Le témoin de ma grand’mère était un ancien huissier demeurant au même 9 rue Férou: Gustave Deferrer.
Voilà quelques « anonymes » sortis de l’ombre de l’histoire.
Bien à vous et encore merci. »
Joëlle Guidez (9 avril 2021)

11 RUE FEROU

« Bernard et Madeleine Flageul, aujourd’hui décédés (à 95 et 100 ans), nés respectivement en 1915 et 1914 en Bretagne, ont donc habité entre 1975 et 1982 rue Férou, je crois au numéro 11, avec fenêtres sur rue. Je dis « je crois » pour hésiter avec le numéro 9. Peut-être pourrez-vous m’aider à résoudre cette petite énigme. Voilà : mes parents y ont été locataires d’une association chrétienne présidée, en tout cas animée par Melle de Coubertin, descendante (elle-même sans descendance) du célèbre baron (…) Mes parents étaient quant à eux issus de la bourgeoisie de la fonction publique : alors en retraite, mon père avait été directeur adjoint du CROUS de Paris, ma mère professeur de mathématiques dans un collège parisien. »

Alain Flageul (8 avril 2021)

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